Saturday, April 16, 2011

Le phénomène Brokeback Mountain dans les années 2000 et la photographie vintage du 20ème siècle qui l’a précédé

En 2006, le film d’Ang Lee, Brokeback Mountain (en français, Le Secret de Brokeback Mountain) inspiré de la nouvelle d’Annie Proulx, constitue un évènement de société qui se poursuit durant plusieurs mois et jusqu’en 2011 à la faveur de la diffusion télévisuelle du film. Il catalyse une nouvelle perception de l’amour entre deux hommes, et plus largement entre deux personnes de même sexe, en analysant subtilement deux personnalités apparemment simples mais complexes, soumises à la très forte pression sociale de leur temps. L’émotion très forte émanant du traitement cinématographique de l’histoire, très fidèle à l’écriture de la nouvelle, ébranle un très grand nombre de spectateurs dans tous les pays.

L’action se déroulant dans des espaces naturels éloignés de la vie en société et de ses règles rend possible cette acceptation quasi fondamentale de l’amour entre deux êtres, leur nature et leur sexe apparaissant alors comme des éléments dérisoires. Le retour des amants dans l’espace urbain, dans le contexte du travail et de la vie courante, est fatal aux deux amants. Les pressions psychologiques qui s’exercent, et la cruauté parfois, sont abordées avec beaucoup de justesse.

Il est intéressant de se pencher sur l’iconographie du 20ème siècle qui véhicule ces situations ou ces sentiments. Une sélection de photographies vintage tente de traduire ces « climats ». La libération physique et psychologique générée par la fusion avec la nature, l’attraction et la sensualité exacerbées par un contexte naturel ou sauvage, la transgression des interdits que la société conventionnelle refuse, les pulsions et leur assouvissement, constituent des thèmes d’élection dans cette iconographie dont le mouvement gay s’est amplement emparé, notamment dès les années 1970, mais souvent bien avant.

La sélection ci-après se veut purement « sensitive », sans déroulé ni classement volontaire. Bonne découverte.
copyright Bruno-Stéphane

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