Wednesday, November 02, 2011

Le film évènement Brokeback Mountain sur ARTE le jeudi 3 novembre 2011

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Retrouvez les sensations du film évènement
© Copyright BSLB

"Brokeback Mountain"
sur ARTE le jeudi 3 novembre 2011 à 20h40.
Une soirée hommage qui vous donnera envie de relire ce blog
et les témoignages qu'il a recueillis.

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Saturday, April 16, 2011

Blue Bell jeans de Wrangler : bain d'eau bleue de jean!

video



Suite de l'aventure Blue Bell, série de jeans Wrangler made in USA : un bain de jean...

The Wrangler Blue Bell jeans adventure in Palm Springs

Poursuite de l'aventure "Blue Bell jeans de Wrangler" à Palm Springs

Brokebackers like Wrangler jeans !...

Le mythe américain des jeans authentiques reprend vie avec la collection Blue Bell chez Wrangler, made in USA

Tuesday, May 25, 2010

Brokeback Mountain à la télévision : sur France 3, le jeudi 27 mai 2010

4 ans après, Brokeback Mountain à la télévision française : redécouvrez le film qui fut un évènement mondial, bouleversant et inoubliable.
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Saturday, October 04, 2008

Heath Ledger à l'affiche durant l'été : de Brokeback Mountain à The Dark Knight





















photos © copyright 2008 BSLB
Heath Ledger fait la une des magazines durant l'été dans le monde entier : GQ en Corée lui consacre sa couverture dans une édition qui ferait pâlir nombre de magazines européens ou américains, tant la qualité de conception et de fabrication en est élevée.

L'article reste succinct et évoque l'apparition de l'acteur disparu dans le film de Christopher Nolan The Dark Knight.
Los Angeles bruisse de la remise d'un Oscar à titre posthume au jeune acteur brutalement disparu en janvier 2008 et qui bénéficie d'un succès retentissant durant tout l'été.
Le score de fréquentation bat en effet des records aussi bien aux Etats-unis que dans le monde : 525 millions de dollars de recettes d'exploitation depuis le 18 juillet 2008, plaçant ce Batman au 2ème rang mondial des plus grands succès financiers du cinéma... Titanic conservant encore la première place de ce palmarès.
Rendez-vous à Los Angeles en février 2009, le 22, pour savoir si les rumeurs se confirmeront.
Les producteurs auraient tort de ne pas honorer l'acteur, le public ayant d'autant plus accouru dans les salles de cinéma que l'acteur reste une comète au ciel des productions hollywoodiennes. Plutôt qu'une reconnaissance teintée de matérialisme, on aurait préféré la reconnaissance d'un jeune talent qui s'était fait connaître bien plus tôt dans Brokeback Mountain.
Il faudrait surtout que l'expérience de Heath Ledger, sans rien altérer de ses capacités et de son enthousiasme, reste gravée comme une leçon pour la jeune génération d'acteurs : le propre du jeu est la simulation qui maintient la distance nécessaire entre soi et le rôle interprété. A trop s'investir émotionnellement, physiquement et psychologiquement dans le rôle pourtant limité du Joker, Heath Ledger a franchi des limites fatales pour lui-même. On désespérerait qu'il ne devint un modèle pour de jeunes acteurs en devenir.
On ne remerciera jamais assez les producteurs et réalisateurs qui lui ont confié des rôles tout à la fois à sa mesure et assurant sa mise en valeur : qui préferera le Joker à Ennis comme rôle de référence de Heath Ledger ? personne : il reste des abysses entre les babines rougies du démoniaque et la beauté naturelle du cowboy torturé.
© copyright 2008 Bruno-Stéphane, en direct de Los Angeles



Sunday, September 14, 2008

The Dark Knight soundtrack / musique du film

Les compositeurs Hans Zimmer et James Newton Howard servent une partition orchestrale remarquable par son ampleur et son sens épique. Parfaitement adaptée à l’action, elle constitue l’un des moteurs du film. Des glissendos dissonants de cordes, soutenus par des percussions sourdes parfaitement dosées et haletantes, comme dans « Like a dog chasing cars », confèrent un rythme incomparable à la progression dramatique. Pizzicatti soutenus par des basses profondes, comme dans « I’m not a hero », renvoie au galop de chevaux dans une atmosphère crépusculaire, non sans rappeler Schubert qui y excellait dans ses lieder. Stridences, battements accélérés à l’image de ceux du cœur, tambours assourdis d’où surgissent des traits soudains, comme dans « Why so serious ». L’ensemble de la partition suit les grands principes de ce type de progression rythmique et dynamique, utilisant la répétition de thèmes dans des crescendos orgasmiques comme le Boléro de Maurice Ravel en avait été une apothéose au 20ème siècle. Riche d’audaces instrumentales et d’une infinie variété de tons sourds, pimentée d’intrusions électroniques au sein d’un ensemble utilisant une base orchestrale quasi classique, la partition n’est pas sans lyrisme contenu et pourrait servir un opéra. Globalement sombre, elle ajoute à la noirceur du film grâce à une palpitation, une course poursuite sans limite, une pulsation échevelée, un souffle haletant. Sans être invasive, elle glacera volontiers le sang. En ce sens elle sert admirablement les volontés du cinéaste et crée un univers noir souvent sans espoir. Elle vaut d’être écoutée pour elle seule, même si immanquablement les images reviendront aisément, comme l’incroyable renversement du camion sans dessus dessous dans l’axe exact de la rue, en pleine nuit, lors de la poursuite de Batman et du Joker dans la ville mythique…ou comme les babines sadiques et grimaçantes du Joker dues à l’incarnation hallucinée qu’en livre Heath Ledger. Combien on eusse aimer que ce désir d’incarnation extrême ne conduise pas l’acteur à l’ultime fatalité.

La musique du film comprend 14 morceaux : “Why so serious “, “I’m not a hero”, “Harvey two face”, “Aggressive expansion”, “Always a catch”, “Blood on my hands”, “A little push”, “Like a dog chasing cars”, “I am the Batman”, “And I thought my jokes were bad”, “Agent of chaos”, “Introduce a little anarchy”, “Watch the world burn”, “A Dark Knight”.

© Copyright 2008 Bruno-Stéphane

Saturday, July 26, 2008

Heath Ledger : dernière apparition cinématographique dans Batman "The Dark Knight" juillet 2008




























photos © Copyright 2008 BSLB

Heath Ledger etait très attendu dans son apparition dans le rôle du "Joker" dans The Dark Knight. Qu'en est-il en ce mois de juillet 2008 dans les cinémas de Los Angeles?

Une expérience cinématographique dans la capitale mondiale du genre fait pâlir ces mêmes sensations dans les salles françaises... Décor Art-Déco du Mann Village à Westwood, quartier de Los Angeles situé entre Beverly Hills et Santa Monica, qualité d'accueil, écran géant, projection haute définition, son THX à faire trembler les murs, public enthousiaste : prêt au décollage!
L'atterrissage est plus douloureux... Le film est d' une rare violence et d'une rare noirceur, la promesse du titre est bien respectée. Ames sensibles s'abstenir : il faut plaire à un public jeune qui, a priori, savoure ce type d'exploits à l'écran (est-ce bien certain?).
Une remarquable réalisation, absolument virtuose, une photographie haut de gamme (les vues plongeantes sur Chicago et Hong Kong, symboles mythiques de LA ville contemporaine, parfaites représentations de la ville imaginaire Gotham City), des courses poursuites et autres envolées dans les airs à couper le souffle... au service d'un scénario simpliste qui ne fait pas décoller les cerveaux.
Après environ 2h30 enfoncé dans son siege, quasiment terrorisé et martelé par une musique aussi noire que l'image, on se prend a s'étonner d'être en été : on regarde le ciel bleu roi étoilé avec étonnement, on rêve d'une crème glacée, d'un jus de fruit frais et d'un dîner chaleureux entre amis...
Car comme pour certains chocolats 100% cacao, noir c'est noir!
Lorsque l'on pense à la beauté de ce jeune acteur que sera éternellement Heath Ledger, et au dernier témoignage, involontaire certes, que lui rend ce film, on prend peur.
Oubliées sa fraîcheur, sa jeunesse, sa sensibilité exacerbée. On ne retient de son passage dans The Dark Knight, qu'une remarquable interprétation derrière un masque d'anti-clown grimaçant qui fait fi de son physique. Heath Ledger confère au personnage noir du Joker une folie inégalée : quand sa langue sort subrepticement de sa bouche pour lécher ses babines rougies, on frémit. Il incarne ainsi le vice, la déviance et le Mal avec virtuosité.
Mais ce rôle pour lequel Heath Ledger a cru bon de passer des nuits de deux heures de sommeil, en gardant ses vêtements et le cheveu gras, méritait-il tant, jusqu'à sa mort accidentelle? Ciel non! A méditer...
A 28 ans, avec sans doute un fond d'immaturité persistante, Heath Ledger ne disposait-il pas d'un coach susceptible de calmer son ardeur immodérée au travail? Apparemment pas. A quoi servent ces super-productions dont les budgets sont supérieurs à 200 millions de dollars? A rien. S'agit-il de divertissement? Même pas, à peine le film visionné il faut boire pour l'oublier. A quand la fin des films noirs aux visions sans espoir? Elle semble loin tant les années ont déjà passé en accumulant ce genre de cinéma.
Alors pour ceux et celles qui aspirent à un maximum d'humanité, d'espoir et d'échange, gardez en mémoire le Heath Ledger de Brokeback Mountain.
A la fin de la projection de The Dark Knight au Mann Village, le public applaudit à l'apparition du nom de Heath Ledger au générique : sans doute pour de mauvaises raisons immédiates liées à son excellente performance mais certainement pour de meilleures raisons plus secrètes qui sont les souvenirs émouvants qu'il laisse de lui.


© Copyright 2008 Bruno-Stéphane, en direct de Los Angeles

Thursday, January 24, 2008

La disparition de Heath Ledger le 22 janvier 2008 : un choc – Adieu à l’interprète d’Ennis de Brokeback Mountain

photo © Copyright 2006 BSLB

Les media viennent d’annoncer la disparition brutale de Heath Ledger à New-York où il résidait dans le quartier de Soho, Broome Street.
Sa disparition à 28 ans en pleine ascension de sa carrière d’acteur au cinéma et dans le souvenir de sa remarquable interprétation d’Ennis dans Brokeback Mountain, est un choc.

Le feu ardent qui couvait derrière ses expressions dans le rôle d’Ennis et les fêlures que l’acteur a vraisemblablement exploitées dans son interprétation ont-ils eu raison de lui ? Ses propres capacités, remarquables, se sont-elles retournées contre lui, jusqu’à atteindre à sa vie ? Ses proches sauront l’expliquer.
Lorsque l’on songe au personnage noir de Heathcliff du roman d’Emily Brontë, Wuthering Heights, qui a inspiré le choix de son prénom, on frissonne…

L’intensité, la fragilité contenue dans une virilité sans équivoque, restent dans nos mémoires tandis qu’il incarnait un Ennis tourmenté, traumatisé et psychologiquement persécuté par son environnement social. C’est d’ailleurs la complexité du personnage étonnamment restituée dans toutes ses facettes qui nous avait fascinée dans l’interprétation de Heath Ledger dont on aurait aimé qu’elle soit officiellement récompensée. Une fois de plus, c’est la récompense du public qui fut au rendez-vous. Remémorons-nous les hommages que nous lui rendions en 2006 :
http://brokebackers.blogspot.com/2006/04/brokeback-mountain-dvd-portfolio.html


Depuis le tournage de Brokeback Mountain et sa diffusion internationale, comme nous l’annoncions avec bonheur, sa vie était marquée par son union avec Michelle Williams et la naissance de sa fille Matilda.
Après la sortie en 2007 de I’m not there de Todd Haynes, sur la vie de Bob Dylan, pas moins de deux films verront à nouveau apparaître Heath Ledger en 2008 : The Dark Knight de Christopher Nolan, qui fait suite à Batman Begins, où il interprète le Joker et où l'intensité de l’incarnation de ce personnage ne manquera pas d’être notée et admirée ; Candy de Neil Armfield où il interpète le rôle de Dan; et peut-être The imaginarium of Doctor Parnassus de Terry Gilliam où il interprète le rôle de Tony, resté inachevé au moment de la disparition de l'acteur.
Ses apparitions ne passeront pas inaperçues : nous aurions aimé louer ses mérites avec lui.

En nous quittant à 28 ans, il aura consommé sa jeunesse et sa carrière en un éclair, éblouissant dans ses dernières apparitions et il restera dans les mémoires l’incarnation parfaite du tourmenté Ennis. Ses films figeront sa beauté physique et son indéniable charisme mais n’ôteront pas le chagrin de le savoir parti. Il s’est inscrit dans le ciel comme les étoiles filantes des nuits d’été.
Saluons l’artiste et portons sa mémoire.


© Copyright 2008 Bruno-Stéphane


Quelques liens à consulter
Biographie de Heath Ledger, filmographie : http://www.imdb.com/name/nm0005132/
interview vidéo : http://www.tmz.com/2008/01/22/ledgers-eerily-prophetic-interview/
Actualités : http://cityroom.blogs.nytimes.com/2008/01/22/actor-heath-ledger-is-found-dead/

Thursday, July 26, 2007

Brokeback Mountain : c’est l’été ! place au rire…(suite)

Parodie de Brokeback Mountain en un dessin animé de 30 secondes par Jennifer Shiman : à voir ! mais pas encore pour les gosses ! :-)

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=1799299372

Brokeback Mountain : c’est l’été ! place au rire anglosaxon…

Parodie de « la rencontre » de Brokeback Mountain dans l’univers de deux utilisateurs (mâles ! of course…) de Mac ! Hilarant, à déguster pour l’été :

http://www.dailymotion.com/video/xsqb_broke-mac-mountain_creation

Wednesday, July 25, 2007

Brokeback Mountain : c’est l’été ! clips vidéo et musiques… propices à l’amour…

Kissing you (extraite du film Romeo + Juliet de Baz Luhrmann – 1997 - avec Leonardo DiCaprio et Claire Danes) interprétée par Desiree, sous forme de montage / clip vidéo avec une image 16/9 ramenée au 4/3 …
mais quand l’été est là, n’a-t-on pas envie de se faire du bien, même avec du vibrato ?
http://www.youtube.com/watch?v=N6VcVQ1Xjm0&eurl=http%3A%2F%2Fmissr0ck%2Dnmus3%2Ecowblog%2Efr%2Fbrokeback%2Dmountain%2D2011705%2Ehtml

et la mode étant aux clips, l’accompagnement musical au synthé est assez sucré, mais en sirotant un citron pressé sous un rayon de soleil :
http://www.dailymotion.com/video/xgo4s_brokeback-mountain-this-love

les puristes pourront toujours visionner sans le son ! :-) vive l’amour…

Tuesday, July 24, 2007

Brokeback Mountain : Canal Plus (suite)

pour se détendre pendant l’été : la publicité Canal Plus à propos de Brokeback Mountain, hilarante ! quand créativité publicitaire rime avec humour…
http://www.dailymotion.com/video/x1acta_pub-canal-brokeback-mountain_ads

Monday, July 23, 2007

Brokeback Mountain : dur à porter !


Jake Gyllenhaal fait son show avec l’excellence qu’on lui connaît en chantant Dreamgirls à l’occasion d’un passage télévisé et flirte avec le passé qui l’a marqué dans Brokeback Mountain : un passé dur à porter apparemment. Humour …

Pour les anglophones, le lien : http://matsuda0870.multiply.com/video/item/28

Sunday, June 17, 2007

Brokeback Mountain : à lire

Un beau commentaire de "Brokeback Mountain", simple, direct et d’une rare justesse de Philippe Besson, écrivain, sur son site officiel, dans la rubrique "A l'affiche"
http://www.philippebesson.com/cadre1ter.htm

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Friday, February 09, 2007

Brokeback Mountain : sur Canal + le 14 février 2007

photo © Copyright 2006 BSLB


Vive la Saint-Valentin ! Seul Canal peut faire pareil clin d’œil…



Après le succès en salles, en estimant que quelques amateurs aient raté ce chef d’œuvre, y compris après sa sortie en DVD, voici un évènement à ne pas manquer.
Par contre, l’annonce de cette diffusion nous vaut une nouvelle avalanche de banalités dans la presse : le « western gay » ( voir l’article du 27 janvier 2006 « Le secret de Brokeback Mountain, un « western gay » – qui a inventé ça ? » : http://brokebackers.blogspot.com/2006/01/le-secret-de-brokeback-mountain-un.html ), le « mélo montagneux », l’ « idylle homosexuelle » (et encore, l’adjectif est prononcé, ouf !), les héros « fleurs bleues », le « sourire de petit garçon » de Jake Gyllenhaal devenu « icône gay » ( le critique n’a pas dû visionner le superbe et inquiétant film « Jarhead » dans lequel Jake Gyllenhaal a un rôle poignant, il aurait eu en effet une meilleure connaissance de « l’épaisseur » et de l’étendue des capacités de l’acteur qui est vraiment très éloigné du petit garçon…).


On peut vraiment s’interroger sur ce qu’il serait advenu des commentaires sur ce film , et concomitamment sur la nouvelle d’Annie Proulx, si il n’avait pas bénéficié de la caution des grandes récompenses cinématographiques internationales dont Toronto et Venise, et en tout premier lieu de la caution d’un vaste public, bouleversé et grandissant au fur et à mesure de sa diffusion.


Il y a décidément un considérable fossé, des abysses, entre une presse du type « people » superficielle et inconséquente, et les valeurs véhiculées par de telles créations qui laissent des traces durables dans la société et ont la capacité de la mettre en mouvement. Mais si la presse « people » est urticante, par bonheur, elle ne laisse aucune trace.



© Copyright 2006-2007 Bruno-Stéphane

Wednesday, January 03, 2007

Brokeback Mountain : 2007, un an plus tard

photo © Copyright 2006 BSLB

Après le choc émotionnel de janvier 2006 (pour les Français !), il est impossible de manquer cet anniversaire et de ne pas former des vœux de bonheur et de douceur pour tous ceux et celles qui ont décidé de mieux s’aimer après la grande leçon de Brokeback Mountain. Si un fossé s’est bien creusé en 2006, grâce au film et à la redécouverte de la nouvelle d’Annie Proulx, c’est bien celui qui sépare l’essentiel du superficiel, qui sépare ce qui nous met en mouvement et nous émeut de ce qui simplement nous distrait. Cette « rencontre » a représenté une singulière exploration et a contribué au renforcement de notre identité individuelle.
Pour citer un bel extrait d’une chanson du groupe Coldplay, adoptons cette proposition / affirmation : « I want to live where the sun comes out » et n’abandonnons pas le style Brokeback que nous avons eu temps de plaisir à adopter.

Plus prosaïquement, les éditeurs pensent à nous (et sans doute surtout à notre porte-monnaie) et nous annoncent des sorties imminentes en HD et Blu-Ray du DVD du film, de quoi reléguer le DVD classique et même Collector au fond du tiroir… la qualité de la haute définition n’ayant pas d’égal. A suivre…

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Saturday, November 11, 2006

Brokeback Mountain : bientôt Noël !

photo © Copyright 2006 BSLB

En attendant l’incontournable DVD HD qui ne sera pas disponible pour les Fêtes, d’autres cadeaux sont accessibles :

· le calendrier Brokeback Mountain 2007 30x30 cm avec une sélection des photos du film (déjà disponible aux USA et au moins sur amazon.com : pour environ 14 $ ils seront nombreux à ne pas hésiter… ; ou bien encore en Grande-Bretagne, plus cher… pauvre France…)


· le CD des Remixes (oui, oui, les remixes ! si cela vous avait échappé) de la bande originale de Brokeback Mountain ( « Brokeback Mountain theme remixes » publié par Verve Forecast en 2006, disponible aux USA)… les purs et durs qui ont aimé la musique et les accords subtils de Gustavo Santaolalla en resteront à l’original, mais un détour « dance » n’est pas interdit; les deux premiers remixes du CD emportent très nettement l’avantage sur le troisième qui peut être oublié










· et surtout, toujours, la nouvelle d’Annie Proulx, souvent désormais republiée dans différentes langues : le texte incontournable pour ceux et celles qui n’ont pas encore eu la curiosité ou le désir de lire.

· pour le fun, si certaines de mes images « Brokeback-Variations » publiées sur ce blog dédié t’ont séduites et qu’elles inspireraient tes cartes de vœux, contactes moi par mail pour en étudier les modalités.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Tuesday, November 07, 2006

Brokeback Mountain : un DVD collector et même HD ?


photo © Copyright 2006 BSLB


Bientôt un DVD collector et même HD ?
Joyeux Noël direz-vous ? Hélas, Universal annonce une sortie de ce collector avec son DTS 5.1, idéal pour les accords de guitare de Gustavo Santaolalla, (http://brokebackers.blogspot.com/2006/03/brokeback-mountain-la-musique-de.html) pour la fin du mois de janvier 2007, aux USA… Il faudra donc trouver un autre alibi pour offrir un film à revoir et revoir : la Saint-Valentin, peut-être ? I’m kidding !! :-)

De quoi soufflez une bougie sous la tente, avant le vrai trip dans les Rocheuses ?
Ce sera de toute façon un très bel anniversaire, environ un an après la sortie du film dans les salles françaises et la création de ce blog dédié (http://brokebackers.blogspot.com/2006/01/brokeback-mountain-la-nouvelle-dannie.html).


Le temps passe mais le cœur est fidèle…

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Monday, September 18, 2006

Brokeback Mountain : le DVD et ses bonus


photo © Copyright BSLB 2006


Visionner Brokeback Mountain en DVD chez soi, dans l’intimité, débarrassé des éventuelles perturbations périphériques ( voir l’article http://brokebackers.blogspot.com/2006/02/brokeback-mountain-dans-la-salle.html ), seul, en couple ou entre amis, constitue un grand moment, que ce soit la première découverte du film ou que ce soit une nouvelle fois. Indiscutablement, à la lumière des seuls témoignages transmis, ce film marquant a été vu et revu avec une grande attention par toux ceux qu’il a touchés au cœur.
La disponibilité est plus grande, la sensation plus forte, l’émotion encore augmentée, malgré la réduction du cadre de l’écran (sauf les chanceux qui disposent d’installations « home cinéma »…) qui convient moins à la grandeur et la beauté des paysages du supposé Wyoming (en réalité l’Alberta).
Lors de la sortie du DVD, Annie Proulx dut tressauter, encore que l’on espère qu’en sa retraite lointaine cette information ne lui soit pas parvenue…, tandis qu’un pigiste inculte qualifiait de « pornographique » (sic) sa superbe nouvelle dans une pseudo critique parue dans un mensuel spécialisé français… Fascinant, le degré d’inculture, dans un milieu qui se voudrait culturel et qui n’est jamais que marchand… Les lecteurs de la revue n’ont pas manqué de se manifester face à tant de bêtise…
Pour les férus de DVD, l’édition zone 3 en provenance de Hong Kong reste la meilleure, non pas dans la différence de contenu, mais par l’exceptionnelle qualité du pressage et de la bande son (DTS ES et DD 5.1 EX). Par contre, pas de sous-titres français ; mais la langue originale ne suffit-elle pas ? notamment dans le texte très respecté d’Annie Proulx ?
A l’évidence, il est beaucoup attendu des bonus : quelle part secrète du montage de ce film, de la vie des acteurs, sera-t-elle dévoilée ? Peu de choses en fait. Et c’est sans doute mieux ainsi. L’essentiel n’est bien évidemment pas là.
Les bonus, parfois répétitifs, car puisés dans plusieurs interviews ou reportages et coupés / recollés dans différentes séquences des bonus ( Sharing the story / Directing from the heart : Ang Lee / On being a cowboy / From script to screen / et dans le DVD zone 3 une séquence de présentation à la Broadway Cinematheque à Hong Kong le 21 janvier 2006 avec Ang Lee, sans sous-titres…) , ont le mérite de résumer l’histoire de cette production : Annie Proulx fit paraître sa nouvelle en 1997 ; les scénaristes Larry McMurtry et Diana Ossana se passionnèrent très vite pour cette nouvelle et proposèrent leur adaptation aux studios hollywoodiens, très frileux (ils auraient dû consulter une voyante !!) ; des années s’écoulèrent avant qu’une branche d’Universal, Focus Features, s’y intéresse enfin et que le contact fut pris avec Ang Lee.
Les interviews font apparaître : Ang Lee, Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway (qui témoigne d’une belle analyse du tempérament d’Ennis), Michelle Williams, Linda Cardellini, et extrêmement brièvement Gustavo Santaolalla. Les scènes d’entraînement, la formation d’Heath Ledger et Jake Gyllenhaal à leurs rôles de cowboy (physiquement déjà murs pour ce rôle, en fait) sont distractives et amusantes mais confirment surtout leur aptitude innée à l’incarnation de ces deux personnages clés, Ennis et Jack. Il n’est constaté, d’ailleurs, aucune compétition entre ces deux acteurs, mais une réelle implication jusque dans la complicité, afin de servir au mieux la nouvelle d’Annie Proulx. De l’avantage de la jeunesse dans le métier, tandis que leurs aînés font le plus souvent leurs stars. Les acteurs ont visité le Montana pour s’imprégner des paysages, des lieux, des habitudes sociales, à la quête de cette culture non verbale qui est celle des cowboys, solitaires avec leur cheval pour compagnon. La préparation semble avoir été minutieuse.
A titre d’exemple, Heath Ledger n’a aucune hésitation à faire part de sa fierté à avoir participé à Brokeback Mountain et il espère que les sentiments transmis suscitent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Michelle Williams fait une analyse très juste des réactions émotionnelles des premiers publics du film.
Ang Lee aborde avec une infinie délicatesse, palpable dans son regard et sa personnalité, son implication dans la réalisation. Le soin qu’il a porté aux extérieurs a beaucoup demandé aux équipes techniques et s’est parfois traduit par de longues attentes : ces attentes, ainsi révélées pour nous spectateurs, ont à l’évidence contribué au climat du film, à l’intériorisation des personnages par les acteurs. Quand le rythme et le temps invitent à l’écoute et à une vérité intérieure…De l’avis même de Jake Gyllenhaal, Ang Lee s’est montré mystérieux, faisant peu appel aux échanges parlés, ayant recours à des propos métaphoriques (comme du lait et de l’eau…) mais préférant une communication d’un autre niveau. Ang Lee fut bien le maître d’œuvre, le magicien, transformant subtilement le texte de Brokeback Mountain en images.
On aurait aimé en sus : une interview d’Annie Proulx, mais sa discrétion l’honore ; la remise du Lion d’Or à Venise, l’un des premiers tremplins de l’histoire publique du film avec le Festival de Toronto ; un journal de bord à la façon de celui réalisé pour le making-of du splendide Don’t come knocking. Mais la part de mystère a des saveurs inégalées.


© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Sunday, July 09, 2006

Brokeback Mountain : 6 mois plus tard…

photo © Copyright BSLB 2006

Près de six mois après cette rencontre d’hiver que fut la sortie de Brokeback Mountain, qu’en reste-t-il dans nos mémoires et nos cœurs ?
Un souvenir tendre comme celui d’une rencontre amoureuse lointaine qui laisse au cœur une trace durable et fait esquisser un sourire à la bouche.
L’émotion suscitée a pris racine pour longtemps.
La dimension dramatique de l’histoire des deux amants s’est estompée, comme souvent le drame se dissout avec le temps grâce aux coups de butoir de la force vitale.
Mais un cœur qui a vibré et qui s’est épanché garde en lui l’indicible sensation de l’émotion vécue.
Oui, l’incarnation cinématographique de la nouvelle d’Annie Proulx a frappé par sa vérité et son audace.
Si elle pouvait marquer un virage définitif dans la représentation romanesque, ou non, de l’amour que se portent deux hommes, beaucoup se sentiraient épaulés et régénèreraient une fierté d’être si souvent mise à mal. Comme l’adolescent qui découvre son premier écho et son premier secours dans ses premières lectures homosexuelles.
Que Brokeback Mountain ait provoqué, ou soutenu, ou encore renforcé ce tournant, peu importe, l’élan, la poussée en avant doivent être préservés et entretenus comme la flamme d’une veilleuse qui rappelle la lumière au cœur de l’obscurité.
Il reste et restera la conviction du cœur, comme la joie au cœur, ces valeurs fortes qui tiennent l’homme debout et aident à grandir, toujours.
Longue vie à Brokeback Mountain !

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Saturday, May 13, 2006

Brokeback Mountain : Hommage à Jake Gyllenhaal




photos © Copyright BSLB 2006

Dans le but de toucher au plus près du drame, la contribution de Heath Ledger a été particulièrement soulignée (cf http://brokebackers.blogspot.com/2006/04/brokeback-mountain-le-dvd-arrive.html ).
Son interprétation du personnage d’Ennis del Mar est puissante tant elle restitue le blocage intérieur de cet être, sa tension, son déchirement, son impuissance à changer un destin, son chagrin face à l’impossibilité de construire puis face à la mort. Cette personnalisation du drame a quelque peu occultée l’apport de son partenaire. Il est temps de revenir sur la contribution de l’acteur Jake Gyllenhaal et de lui rendre hommage.

Consciemment ou inconsciemment, volontairement ou bien simplement signifiés, Jake Gyllenhaal dispose d’atouts remarquables : parmi ces atouts apparemment physiques mais plus que cela dans la mesure où ils constituent un miroir intérieur, il est incontestable que son regard et sa bouche sont d’une grande délicatesse d’expressivité et d’un grand pouvoir de communication. Dans le silence, ce regard et cette bouche retentissent à eux seuls. Le regard sait se faire doux, attentif, interrogateur, indulgent, rêveur. La bouche sait se faire douce, accueillante, sensuelle, rassurante, aimante, boudeuse et très rarement contrariée.

Il pourrait être dit que ce regard et cette bouche constituent le reflet d’une part féminine, de la part féminine de l’être propice à l’accueil, à la compassion et au don de l’amour. Il est remarquable que ces expressions délicates passent tant de messages sans jamais atteindre à la virilité qui reste tout entière. Ce dosage, cet équilibre touchent profondément et participent de l’émotion intense.
Pour un jeune acteur, ceci doit être dit, admiré et loué.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Wednesday, May 10, 2006

Brokeback Mountain DVD : un voyage émotionnel

photo © Copyright BSLB 2006

Il est étonnant de constater combien ce film a constitué un véritable cadeau, en 2005 pour les Américains, et en 2006 pour les Européens et les autres pays du monde, au point que l’on s’émeuve encore de son retentissement. Le phénomène sera bientôt étudié par les sociologues qui ont à cœur d’observer l’évolution de notre société contemporaine…
Malgré le caractère dramatique de l’histoire, malgré la mise en scène d’un amour rendu impossible par la pression sociale et l’impréparation psychique de certains êtres, en l’occurrence le personnage d’Ennis del Mar, et par une étrange alchimie, ce film, comme la nouvelle d’Annie Proulx dont il est tiré, reste un étonnant cadeau fait à l’âme humaine.
S’agit-il d’une psychanalyse collective ? S’agit-il du même ressenti lorsque l’on sort rasséréné d’une visite bénéfique chez un médecin ou un soignant ? S’agit-il d’une prise de conscience par un grand nombre d’individus, presque simultanément, que nombre de peurs, de non dits, de drames intérieurs sont partagés par beaucoup ? S’agit-il d’une prise de conscience supplémentaire qu’au vingt-et-unième siècle, enfin, modes de vie et orientations sexuelles se doivent d’être acceptés et non plus seulement tolérés, constituant ainsi une vague d’espoir et d’accomplissement ? Sans doute de tous ces phénomènes à la fois.

Le moment est venu pour les Européens, grâce à la sortie du DVD, de pouvoir revoir le film dans le cadre domestique et privé, ce qui confère à la « rencontre » avec ce film une dimension accrue grâce à une plus grande capacité d’écoute et d’attention.

Quel brillant hommage à la nature réalisé avec délicatesse par Ang Lee. Il campe un décor, un contexte. Ce contexte est fondamental à la portée de l’histoire et de son intimité : l’espace naturel est un espace permissif, à l’inverse de l’espace social qui est codifié et contraignant. Ang Lee, avec une grande finesse, a particulièrement soigné cette introduction, par la qualité de la photographie et le traitement de la beauté des paysages. Cette beauté de la nature magnifiée par l’œil du réalisateur devient une Muse inspiratrice et libératrice. Et avec la Beauté agissante, place à Eros.
Quel usage subtil du silence, des silences, des pauses durant lesquelles la musique de Santaolalla pourra produire ses effets. Quelle brillante leçon de cet usage des silences et de la musique dans une création audiovisuelle, au service de la compréhension humaine, des heurs et malheurs de l’âme humaine, au service du respect et de l’attention qui se doit d’être portée à l’individu, à son intimité, à ses choix, à sa vie.

Ce pourrait être un exercice cinématographique, il s’agit en fait d’un acte d’humanisme. Et cet humanisme transfigure le film et lui confère ce remarquable écho.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Friday, April 21, 2006

Brokeback Mountain : Rêves et délires

Pour les rêveurs et les voyageurs sur le net, le lien avec la webcam des montagnes de l’Alberta pour se connecter de temps à autre et suivre l’effet des saisons sur les pics montagneux des décors du film :
http://www.canmorealberta.com/news/webcam

Pour ceux qui supportent un humour sans finesse, le lien avec un clip extrait du film Scary movie 4 qui vient de sortir sur les écrans aux Etats-Unis, où, comme attendu, le succès américain et international de Brokeback Mountain a « inspiré » les scénaristes de cette quatrième compilation de gags dérivés de films récents. Humour grossier ou tolérable ?

http://www.movieweb.com/movies/film/19/3219/video.php

Sunday, April 09, 2006

Brokeback Mountain addiction

Brokeback Mountain : DVD - Portfolio hommage à Heath Ledger

Saturday, April 08, 2006

Brokeback Mountain : le DVD arrive / coming soon …

photo © Copyright 2006 BSLB

Tandis que le film diffusé sur les écrans de la plupart des pays au monde a provoqué un tsunami psychologique et émotionnel, les basses affaires retrouvent droit de cité : les grandes marques commerciales s’emparent de l’effet « Brokeback Mountain » pour doper leurs ventes jusqu’à appauvrir la substance initiale de l’émotion, Randy Quaid intente une action contre Focus Features au motif de ne pas avoir été assez rémunéré compte tenu des recettes actuelles du film (plus de 82 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, pour l’instant, et plus de 135 millions de dollars dans le monde) alors qu’il est plausible que la production n’ait pu imaginer le succès potentiel au niveau aujourd’hui atteint,…
Certains diront que c’est l’environnement classique de l’industrie cinématographique, puisqu’elle a pour mission principale de générer des recettes, très importantes si possible, et pas nécessairement de valoriser une démarche artistique inspirée ou non de la littérature. Eternelle confrontation de l’art et du business.

Pour ceux qui aspirent à plus de hauteur et préfèrent rester dans l’écho du film, le DVD est bienvenu : déjà publié en zone 1, attendu pour juin 2006 en zone 2 (Europe) mais déjà disponible en Grande-Bretagne dès le 24 avril ( partez pour Londres ! ou commandez par Internet ! ), il comporte des interviews d’Ang Lee et des acteurs.
Les circonstances du tournage sont connues de longue date, puisque des interviews de 2005 les avaient déjà évoquées, et notamment le minimum de communication entre le Directeur et ses acteurs. On le comprendra encore mieux maintenant, il était indispensable de conserver la spontanéité, la matière brute et l’incandescence d’un jeune acteur comme Heath Ledger pour que son intégration du personnage, son quasi mutisme face aux évènements et sa violence intérieure puisse traverser l’écran et entrer en résonance avec le spectateur.
Il s’agit d’un élément clé de la force percussive du film et il est regrettable que Heath Ledger n’ait pas été plus encensé ou récompensé pour son interprétation. Son incandescence n’aura pas été ignorée de beaucoup, puisque Michelle Williams y a succombée très vite, pour le meilleur du couple que ces deux jeunes héros, déjà parents, forment désormais.
Victoire de l’amour. :-) :-)

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Saturday, April 01, 2006

Brokeback Mountain : du temps, de l’attente, de l’amour

photo © Copyright 2006 BSLB

Annie Proulx ne sera jamais assez remerciée pour Brokeback Mountain.
L’architecture temporelle donnée à cette rencontre sentimentale est celle d’une vie. Et la rencontre elle-même est celle d’une vie.
La notion de temps est imprécise, en filigrane. Elle est pourtant cruciale. De l’enfance à la mort. Au milieu du parcours : le choc de l’amour, un amour unique, un diamant brut, cadeau de la Vie. Autour, tout devient anecdote, aléa, obligation sociale, contingence, tension, friction, lutte.

Le sens de la vie prend sa dimension dans l’amour. En cette île secrète qu’est l’amour, l’âme enfin s’apaise, s’épanche, s’expanse. Et alors le temps n’a pas de prise. Le temps n’a plus prise. Peu importe les années, peu importe les coupures, la quête de l’espace amoureux restera entière. Dans cette quête tout peut être entrepris.
En cet espace amoureux, la juvénilité et la candeur sont intactes. Elles sont les antidotes du temps. Mais pour les simples mortels, les antidotes n’ont qu’un pouvoir limité, celui de goûter à l’infini, sans l’atteindre.
Vingt ans pour tenter de construire cette relation écartelée, rendue impossible par le fait des autres et surtout la part de soi qui ne peut s’y résoudre envers et contre tous.
C’est beaucoup, mais c’est surtout la preuve de la grande constance de l’amour.
Cet amour, ennemi juré du Temps, grand vainqueur du Temps, ignorant de la barrière de la mort.
Comme l’amour traverse le temps tel une flèche acérée, c’est cette flèche qui nous traverse à l’écoute de cette histoire, qui nous convainc à sa raison et à son pouvoir, qui nous fait voir plus loin, plus fort, plus intensément.
Cet amour, en nous affranchissant du temps, nous libère plus largement de toutes les conventions, de toutes les formes et de toute la futilité du banal. L’amour nous fait toucher l’Homme libre qui est en nous et il nous appartient de le laisser s’épanouir ou non. En se donnant à soi cette liberté, l’amour nous donnera une plus grande liberté encore.

Ce premier amour charnel, choyé et préservé, veillé comme l’enfant qui dort, sera l’antichambre d’un amour plus vaste, plus universel, plus généreux.

Peu importe le temps, mais pas peu importe l’amour.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Saturday, March 25, 2006

Brokeback Mountain : parcours international

photo © Copyright 2006 BSLB

Dans l’attente de la sortie du DVD en avril prochain, et pour les amateurs de voyage, quelques références des sites officiels consacrés au film, actuellement en salle au Brésil, au Mexique, notamment :
www.brokebackmountain.com
www.brokebackmountain-lefilm.com
www.bimfilm.com/isegretidibrokebackmountain
www.brokebackmountain.de
www.brokebackmountain.uip.es
www.brokebackmountain.co.kr
http://brokebackmountain.cmcmovie.com
http://brokebackmountain.monolithplus.pl
www.brokebackmountain.com.br

Tuesday, March 21, 2006

Brokeback Mountain : Ang Lee signs a masterpiece

photo ©Copyright 2006 BSLB

It has been a long time since a film on such a particular but—oh so universal—theme has struck a chord that resonates so deeply with contemporary society. Although the short story by Annie Proulx takes place between 1960 and 1980, the events and characters it depicts are relevant to us today—because they are timeless and universal. We can only hope that this splendid film earns the worldwide success it so richly deserves.
The beauty of Wyoming landscapes, set against the bleak charm of small-town rural America in the 60s, forms the dreamy backdrop of this timeless story of thwarted love (in fact the film was made in Alberta Canada). Fans of Wim Wenders will appreciate.
America, as it exists in our dreams and phantasms! Lovers of America are well-served by this film, but that does not mean the United States is spared: the director’s approach is factual, direct and real. No complacencies, no irrelevancies, straight to the point. The positive along with the negative, like life itself.
The camera disappears to allow your senses to be absorbed by the experience: everything seems so near, so very near. Yet the camera keeps its distance so that you can breathe and keep your distance, for what you are about to see and experience from close up is strong and dense and powerful.
Even though twenty years go by in the film, the dramatic progression is handled with deft mastery by the director. Ang Lee makes us participate with all our heart in the story of these two cowboys in love, guiding us patiently, gradually, without insisting. Such self-restraint is not something you acquire by an act of will; it is something you know from within, by intuition.
The rough strains of a traditional guitar accompany the story. A sincere, heart-rending melody goes straight to the soul and chokes you up at the right moments, ensuring that you feel at one with the characters and their pain.
All the actors give flawless performances, striking in their humanity and complexity. Of course no role is ever easy because all roles are composite, fragile, and complex. The fragile, taciturn character of Ennis del Mar, played by Heath Ledger, has rightfully won accolades, but Jake Gyllenhaal in the role of Jack Twist—subtle, delicate and prudent—is no less noteworthy. Without them the film could never have succeeded in overcoming the potential pitfalls and mistakes that lay in its path.
Both men serve the God of love admirably. And they serve him in a spirit of universal love even though theirs is a very particular love, that of one man for another, Bravo! My hat goes off to these cowboys with their hats stuck gallantly on their heads!
Handsome, charming, simple in their jeans and boots. Secret, subtle, strong and tender as they pass through all the disorders of the heart---for the better if only society would let them. Tragic in their emotions and their fears, in their sorrow and their despair. We feel with them-- in all the unbearable, unending and petrifying reality of their pain.
We despair of finding a balm that would soothe them. But the heart understands more quickly than the mind. What is said in this film is terribly true, terribly accurate and terribly contemporary: the hateful rejection of difference, the power of death that haunts you always, the life that is forbidden you, until you want to die.
Few are those who will emerge unscathed from watching this profound film. Those who do have their work cut out for them—no doubt for several lives. The rest of us will feel more human, less alone and more loving of one another.

January 2006
Bruno-Stéphane © Copyright 2006
Thanks to/Merci à Michael, a friend of the franco-american friendship/un ami de l’amitié franco-américaine

Wednesday, March 15, 2006

L’effet Brokeback Mountain : culture ou business ? émotion ou € $?

Brokeback Mountain (et ses secrets!) poursuit sa course en inspirant des courants de mode. A lire : un intéressant article de David Colman dans l’International Herald Tribune (en collaboration avec le New York Times) daté 14 mars 2006, à propos de la vague « cow-boy » : « Hey, cowboy, who designed that outfit ? ».
Le designer italien de la marque Dsquared (Viva Italia ! toujours à l’affût de la création et de l’inventivité) semble se démarquer en réincorporant l’esprit cow-boy dans ses collections pour homme. Dan Caten, designer de la ligne pour hommes en question, est cité : « The cowboy is the guy version of blonde ». Les blondes apprécieront peut-être, encore que les brunes aient pris leur revanche de longue date. Les cowboys apprécieront moins le propos volontairement caricatural et marketing, encore qu’il est flatteur puisqu’il s’agit d’une représentation mythique du mâle qui résonne aussi bien chez la femme que chez l’homme.
Girls, habillez votre homme en cowboy. Boys, convertissez votre homme en cowboy. Girls and Boys, votre homme est bien votre héros, non ?

A voir : la campagne de publicité de la marque. Mieux : à acheter. Pour les bourses plus modestes, il reste les authentiques en « second hand », mais dont les prix vont sans doute augmenter…
Quand le business rattrape la culture, ou quand l’émotion sert le business. Soyons indulgent.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

La musique de Brokeback Mountain

photo ©Copyright2006 BSLB


A lire dans l’International Herald Tribune (en collaboration avec le New York Times) daté 14 mars 2006, un article fort intéressant de Will Hermes à propos de Willie Nelson et Cindy Walker, auteur de chansons « country ». Référence : www.iht.com/culture (clips audio de chansons à écouter).

Tuesday, March 14, 2006

Actualités autour de Brokeback Mountain : Rendez-vous dans l’Alberta !

Il n’a plus échappé à quiconque que le film d’Ang Lee a été tourné dans les Rocheuses canadiennes dans la Province de l’Alberta aux décors naturels spectaculaires.
Précipitez-vous vous procurer le Journal gratuit de la RATP « A nous Paris » diffusé dans le métro parisien (n° de la semaine du 13 mars 2006) – en quelques jours, les exemplaires sont épuisés – et ouvrez le, page 37 !
Pas de doute, il s’agit bien des lacs et montagnes qui ont soutenu votre rêve éveillé en visionnant le film : grandiose.
S’il vous reste une tirelire, elle pourrait être rapidement brisée pour faire un voyage là-bas, dans cet ailleurs inspiré, comme un pèlerinage, une quête de soi, ou plus simplement pour le « fun » comme disent nos amis québécois, dans une perspective de découverte et de plaisir.
Quand je disais que Brokeback Mountain, et son succès inattendu ( ? !), inspirait les courants de mode… A suivre…
Au fait, on y va ensemble, dans l’Alberta ? quand ?

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane


Références pour ceux et celles qui rateraient ce Journal ou qui seraient éloignés de Paris :
www.travelalberta.com
www.brochurescanada.com

Sunday, March 12, 2006

Brokeback Mountain : la musique de Gustavo Santaolalla, comme une fêlure


photo ©Copyright2006 BSLB


Est-il bien nécessaire d’insister sur le fait que le succès d’un film est dû pour une grande partie à la qualité de sa bande originale ? La musique, qui parfois n’a que des vertus de soulignement ou d’accompagnement, et qui quand elle est excellente fait bien plus qu’accompagner pour exister à part entière, est un vecteur essentiel de communication et de communion avec le public. Sa capacité à communiquer directement à l’âme humaine est source d’adhésion et de fusion.



Dans le cas de Brokeback Mountain, le caractère sentimental et dramatique de l’histoire ainsi contée, méritait une attention musicale toute particulière : se placer dans le contexte local et historique (musiques traditionnelles ou régionales, au besoin « revisitées », ou interprétations « acoustiques ») est un merveilleux choix car il enveloppe les personnages et le contexte dans lequel ils évoluent. Le thème musical du film a ce pouvoir, mais comme un écho, et va beaucoup plus loin : il devient langage, il vient apporter une couleur et une parole là où aucune parole ne peut être prononcée, là où un certain silence est de mise, là où dans un silence global seule cette musique peut être supportée, tolérée, seule cette musique peut prendre possession de l’espace et de la pensée.


La musique trouve là sa mission pure et sacrée : dire, soupirer les sensations justes, atteindre en notre intimité le lieu secret et privilégié où la vérité du sentiment peut naître et s’épanouir, c'est-à-dire émouvoir.


En musique, l’émotion est souvent écrasée, opprimée, laissée pour compte, aussi bien dans la musique dite sérieuse, que dans les musiques du monde et les variétés. Il faut insister sur le fait que Gustavo Santaolalla y parvient à l’aide de … quelques notes seulement, si l’on étudie bien son thème musical. Quelques notes pour autant d’impact émotionnel. Car il ne s’agit nullement d’une partition complexe. Ce compositeur a puisé dans son patrimoine musical pour y trouver les quelques notes justes, insignifiantes et suffisantes, quelques accords, sur une guitare. Cette musique est aussi nue que le sont les deux êtres qui sont envahis par cet élan d’amour irrépressible. Dans sa nudité, elle synthétise à elle seule le tout. La beauté n’a donc besoin que de peu de choses…



Mais d’où naît cette émotion, quasi soudaine, à son écoute ? D’où vient cet épanchement ?
D’un subtil déséquilibre, de l’approche d’un vide, du danger de ce vide, d’une suspension, d’un délicat envol, d’un jeu avec le temps. De la contrariété dans un accord, dans une succession de notes, d’une dissonance, d’une fêlure. De cet espace ainsi créé, de cette suspension de notre âme dans ce vide momentané, jaillit l’émotion pure.



Il ne s’agit pas d’une recette, il s’agit d’une création qui nécessite le complet accord de soi avec cette intention : Gustavo Santaolalla y parvient admirablement, dans sa sobriété, sa clairvoyance, sa sensibilité. Bravo. Et merci de ce cadeau.



Vite, réécoutons le CD !


© Copyright 2006 Bruno-Stéphane


Et pour les "nostalgiques", deux liens encore actifs, grâce à You Tube :
http://www.youtube.com/watch?v=sYUq6wNBT6s
Clip de la chanson du film interprétée par Willie Nelson « Cowboys are Frequently Secretly (Fond of Each other) »
http://www.youtube.com/watch?v=htPtgR76l3o
Clip de la chanson de John Waite, « Missing You ».

I Segreti di Brokeback Mountain (Leone d'oro Venezia 2005) : Viva Italia!


photo ©Copyright2006 BSLB


Il faudrait décerner des prix, Oscars, et autres Globes, aux sites consacrés au film :

le site italien mérite une attention toute particulière, pour les nostalgiques et amateurs de souvenirs, tandis que le film quitte les écrans de cinéma et se fera attendre dans sa version DVD...
http://www.bimfilm.com/isegretidibrokebackmountain

Saturday, March 11, 2006

Actualités autour de Brokeback Moutain : théâtre à Paris

Pour les amateurs de théâtre, le Vingtième Théâtre à Paris présente "Le projet Laramie, ou l'histoire de Matthew Shepard", pièce de Moises Kaufman et les membres du Tectonic Theatre Project, dans une adaptation et une mise en scène de Hervé Bernard Omnes.
Servie par un ensemble de comédiens investis intellectuellement et émotionnellement, cette pièce oscille entre l'histoire vécue et le documentaire dans une construction intelligente, pertinente et selon un crescendo dramatique percutant. Sans artifice, d'un ton très naturel et direct, la pièce se veut témoignage, restitution. Sans militantisme appuyé, elle constitue un acte courageux de lutte contre l'homophobie à valeur universelle.
Ames sensibles, ne pas s'abstenir : la lettre du père de Matthew reste l'un des grands moments, servi par un acteur à fleur de peau (si le théâtre avait bien voulu distribuer un simple encart avec la liste des comédiens et des rôles - quelle erreur!-, je les citerais volontiers!).
Aux amateurs de la culture américaine, et tout simplement de l'humanisme.
Renseignements : Vingtième théâtre - 7 rue des Platrières 75020 Paris tél : 0143660113 - www.vingtiemetheatre.com jusqu'au 7 mai 2006, du mercredi au samedi à 21h30.

Sunday, March 05, 2006

Brokeback Mountain : and the winner is ?

Résultats des Oscars à Los Angeles pour Brokeback Mountain :
Ang Lee : achievement in directing
Larry McMurtry et Diana Ossana : adapted screenplay
Gustavo Santaolalla : original score / achievement in music written for Motion pictures
.... et Crash l'a emporté pour "Best Motion picture of the year".
Etrange compromis! alors que l'élan du public dans le monde entier aurait pu être suivi ou honoré. Résultat rationnel mais timide face à une telle passion.
Le meilleur des succès est bien celui que le public a accordé au film et qui reste et restera au coeur.
Les traces paraissent devoir rester durables, au point d'influencer les courants de mode!

Saturday, March 04, 2006

Brokeback Mountain : J - 1 / jour J pour les Oscars à Los Angeles !

Pronostics?
Distinction pour l'adaptation de la nouvelle d'Annie Proulx en hommage à l'auteur, inspirateur du film?
Distinction pour Ang Lee pour l'intégrité et la beauté de la réalisation?
Distinction pour Heath Ledger pour la qualité et la profondeur de son interprétation?
Prononcez-vous!
A demain, dans la nuit....

Dimanche 21h30, heure de Paris :
Un sondage en Californie fait apparaître en tête "Brokeback Mountain" comme "Best Picture" pour les Oscars de cette nuit... La compétition semble se jouer avec le film "Crash".

Par ailleurs, ce samedi, Brokeback Mountain a obtenu à Santa Monica en Californie le prix de "Best picture" (et de "Best director" pour Ang Lee) par l'Independent Spirit Awards.

Très encourageant, n'est-ce pas?
Les pronostics sont enthousiasmants!
Brokeback Mountain va remporter les prix les plus importants!
A demain matin ...

Thursday, March 02, 2006

Brokeback Mountain : "I wish I knew how to quit you" / De la douleur de l’union fusionnelle


photos © Copyright 2006 BSLB

La nouvelle d’Annie Proulx et la traduction respectueuse qui en a été faite par Ang Lee dans le film traduisent chacune dans une forme artistique spécifique le rapport émotionnel à l’union de deux êtres, deux hommes dans ce cas très précis, qui parle puissamment aux deux sexes et renvoie d’une façon universelle à toute forme d’union, hétérosexuelle ou homosexuelle. Phénomène paradoxal, en traitant admirablement de l’amour fulgurant et vivace de deux êtres du même sexe, l’émotion et la vérité qui s’en dégage annihile du même coup l’identité sexuelle pour mieux atteindre l’essentiel de la relation : une attractivité irrépressible, qui n’est pas intellectualisée ou analysée, qui apparaît comme une évidence, telle une force gravitationnelle qui est et ne se discute pas.
Toute relation entre deux êtres passe par ce chemin quasi obligé de la séduction où le désir constitue un moteur puissant. La séduction renvoie à la conquête, laquelle n’offre souvent que peu de garantie de continuité… Et la continuité en effrayant plus d’un, s’en tenir à une conquête perpétuellement remise en mouvement représente pour beaucoup un confort très relatif mais étrangement moins risqué. Mais moins risqué pour quoi, pour qui ? Pour l’âme ! L’âme est vraie, l’âme est nue, elle ne se compromet pas, elle est.
Or tout un chacun, homme ou femme, sait que dans la relation amoureuse l’âme peut être touchée au cœur d’une manière totalement imprévisible, ce qui donne à la vie toute sa beauté, et à l’amour toute sa valeur. Le langage populaire aime à employer le terme de « coup de foudre » pour traduire cet état inexplicable et renvoie à juste titre à cette force naturelle.
L’attirance entre deux êtres serait donc indépendante du sexe ?
Cette attirance serait donc indépendante des conventions sociales, ciments de la conservation/préservation de la société humaine dans sa capacité/nécessité à se reproduire ?
Ce thème fondamental, tant débattu, tant attaqué, ramené le plus souvent dans sa dimension uniquement sexuelle, au sens de la pratique / des pratiques du sexe, a été merveilleusement et poétiquement abordé par Platon, au … IVème siècle avant J-C. … dans « Le Banquet » :
« … Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est à présent, elle était bien différente. D’abord il y avait trois espèces d’hommes, et non deux, comme aujourd’hui : le mâle, la femelle et, outre ces deux-là, une troisième composée des deux autres ; le nom seul en reste aujourd’hui, l’espèce a disparu. C’était l’espèce androgyne qui avait la forme et le nom des deux autres, mâle et femelle, dont elle était formée ; aujourd’hui elle n’existe plus, ce n’est plus qu’un nom décrié. … » (1) Platon par sa délicate approche métaphorique permet de mieux comprendre tout à la fois l’attirance ou l’attractivité et la douleur de la séparation.
Approcher, tenter d’atteindre l’état fusionnel, indiscutable, émotionnellement envahissant, fait en parallèle, quasi simultanément approcher cette certitude terrestre : l’état de fusion de deux êtres, de deux âmes réunies, de l’âme réunie dans l’hypothèse de sa division antérieure, ne relève pas de la vie terrestre ; il restera fugace, éphémère, partiel, de par les circonstances, les volontés réciproques, et surtout selon nos forces et nos faiblesses d’humain.
Et cette douleur de devoir quitter cet état, s’éloigner de cet état, ponctuellement ou définitivement, est terrible.
« J’aurais aimé savoir comment te quitter » : Je t’aime sans limite, je veux vivre auprès de toi, avec toi, en toi, je ne peux te quitter, je suis forcé de te quitter, cette perspective m’est trop douloureuse, me séparer c’est me tuer, c’est tuer une part de moi.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane.

P.S. Lecteur : si le cœur t’en dit, témoignes de ton expérience de l’union ! ou du ressenti de la séparation.
(1) Pour ceux qui aimeraient découvrir ou relire ce merveilleux extrait du Banquet de Platon, c’est bien volontiers que vous en seront adressées les références précises (penses à préciser ton adresse email dans ton commentaire; le commentaire ne sera pas publié en ligne).

Saturday, February 25, 2006

L’identité n’est pas sexuelle !

photo © Copyright 2006 BSLB

Notre société contemporaine a considérablement exacerbé une vision sexuelle des êtres, de leur rapport, de leur vie sociale. Avant même d’avoir pu connaître un individu, d’avoir pu l’apprécier au sens de pouvoir s’en faire de multiples impressions, laisser retentir ses intuitions, il est courant d’entendre : il est homo ou hétéro ? Clac ! comme une sentence, comme un couperet : un être comme un objet, rangé dans une case !
Comme à la foire aux bestiaux, où tandis que l’on cherche le meilleur reproducteur, on va soupeser ses attributs, où tandis que l’on cherche la meilleure laitière, on va mesurer son pis. Ce climat sent le renfermé, le faisandé, sent les sous-sols, le moisi.
De l’air, de la hauteur, de la subtilité, du soleil, de la lumière !
Ce climat respire la tristesse, comme des draps inchangés et froissés après quinze jours de solitude, respire le désespoir comme trop d’usage, trop d’usures.
Car parlons franc, qu’il soit homo ou hétéro, sa verge se dresse tout aussi bien, et qu’elle soit homo ou hétéro, la pointe de ses seins se dresse tout aussi bien. Que les corps cherchent l’action, soit ! de surcroît à une époque où l’on honore les dieux Vitesse et Consommation, il faut aller vite en besogne ! mais ce que cherche le cœur, c’est ce qui se cache sous la peau, cette zone indéfinissable et insituable, qui nous conduit dans un univers où le temps perd sa suprématie.
De la joie, de la patience, de l’humour !
Il faut cesser d’étouffer, de se faire étouffer : vivons, dansons, aimons !

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Thursday, February 23, 2006

Homophobia : France vs USA

Let’s remember recent history as a tribute to the United States and more than ever to the Americans.
In our times of such speed, it’s quickly forgotten.

In the middle of the 70’s, homosexuality is not established in France, speaking of being able to be visible in regular life and being publicly accepted with tolerance.
Despite the Age of Enlightenment, the Revolutions and the Human Rights, despite may 1968, despite the notoriety of some contemporary public figures, homosexuality is still doomed to darkness. The ones who are able to live it in half-light are protected because they belong to an elite, whatever the kind of. For ordinary fellows : the cellars or the bushes! Everyone remembers the outdated atmosphere of the private Parisian clubs on Ste Anne Street… You can easily understand the 80’s powerful desire of freeing. But where does it come from?
But from the Americans! who, much sooner than the French guys, have conquered their part of freedom.
At that time, for a French guy, young or not, staying in the United States in one of these places of conquest, San Francisco’s Castro, or Provincetown for example, was bringing you to be positively floored by revelation! What a shock to see two women, or two men, taking one’s other hand or kissing each other in a street, for the most sentimental of them, in a noticeable peace of mind! Such a trip was far costless than repeated visits to the shrink. Overwhelming, intellectually and emotionally.
Thanks to our American friends, yesterday and today.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Tuesday, February 21, 2006

Homophobia : France vs USA

photo © Copyright 2006 BSLB

Un peu d’histoire contemporaine en hommage aux Etats-Unis et surtout aux Américains.
A notre époque de grande vitesse, on oublie vite.

Au milieu des années 70, l’homosexualité n’a pas droit de cité en France. Au sens de sa visibilité et de son acceptation publique dans un climat de tolérance.
Malgré le siècle des Lumières, malgré les Révolutions et les Droits de l’Homme, malgré mai 1968, malgré la notoriété de certains personnages publics contemporains, l’homosexualité est toujours vouée à l’ombre. Ceux qui parviennent à la vivre en demie lumière sont protégés par leur appartenance à une élite, quelle qu’elle soit. Pour les ordinaires : les caves ou les buissons ! Qui ne se souvient à cette époque de l’atmosphère surannée des clubs privés parisiens de la rue Ste Anne… On comprend le désir puissant de libération des années 80 ! Mais d’où vient-il ?
Mais des Américains ! qui, bien avant les french guys, ont su conquérir leur part de liberté.
Pour un Français, jeune ou moins jeune, un séjour aux Etats-Unis dans ces lieux de conquête, Castro à San Francisco, ou Provincetown par exemple, prenait à l’époque la dimension d’une révélation. Quel choc de constater que deux femmes, deux hommes, s’aimant d’amour, pouvaient en pleine ville, en toute quiétude (relative) se tenir par la main, s’envoyer un petit baiser, pour les plus sentimentaux d’entre eux ! Une ballade beaucoup moins onéreuse que les visites répétées sur le divan du psy. Bouleversant, intellectuellement et émotionnellement.
Merci aux Américains, hier et aujourd’hui.
© Copyright 2006 Bruno-Stéphane
Il est laissé au lecteur le soin de transposer : « Au milieu des années 2000, ……»
Merci de ton témoignage, de vos témoignages.

Sunday, February 19, 2006

Brokeback Moutain : les chemises ! Fétichisme ou Passion ?

photo © Copyright 2006 BSLB

En vente sur eBay pour une œuvre de charité :
JACK'S SHIRTS FROM BROKEBACK MOUNTAIN! JAKE GYLLENHAAL! (n° Objet / item : 7589737258 - end time Feb-20-06 17:00:00 PST) prix de départ : 9,99 $ - enchère atteinte le 19 février : 58100 $ … cotisez-vous…
[ Résultat final : 101 000 US $ / 84 873 € ]

Brokeback Variations 6 : Portfolio / retour d'Italie





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Références : Io Donna, Il femminile del Corriere della sera, 14 janvier 2006 (article sur I segreti di Brokeback Mountain) – Attitude, january 2006 (interview de Heath Ledger)