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Saturday, November 11, 2006

Brokeback Mountain : bientôt Noël !

 photo © Copyright 2006 BSLB

En attendant l’incontournable DVD HD qui ne sera pas disponible pour les Fêtes, d’autres cadeaux sont accessibles :

· le calendrier Brokeback Mountain 2007 30x30 cm avec une sélection des photos du film (déjà disponible aux USA et au moins sur amazon.com : pour environ 14 $ ils seront nombreux à ne pas hésiter… ; ou bien encore en Grande-Bretagne, plus cher… pauvre France…)


· le CD des Remixes (oui, oui, les remixes ! si cela vous avait échappé) de la bande originale de Brokeback Mountain ( « Brokeback Mountain theme remixes » publié par Verve Forecast en 2006, disponible aux USA)… les purs et durs qui ont aimé la musique et les accords subtils de Gustavo Santaolalla en resteront à l’original, mais un détour « dance » n’est pas interdit; les deux premiers remixes du CD emportent très nettement l’avantage sur le troisième qui peut être oublié










· et surtout, toujours, la nouvelle d’Annie Proulx, souvent désormais republiée dans différentes langues : le texte incontournable pour ceux et celles qui n’ont pas encore eu la curiosité ou le désir de lire.

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Tuesday, November 07, 2006

Brokeback Mountain : un DVD collector et même HD ?


photo © Copyright 2006 BSLB
Bientôt un DVD collector et même HD ?
Joyeux Noël direz-vous ? Hélas, Universal annonce une sortie de ce collector avec son DTS 5.1, idéal pour les accords de guitare de Gustavo Santaolalla, (http://brokebackers.blogspot.com/2006/03/brokeback-mountain-la-musique-de.html) pour la fin du mois de janvier 2007, aux USA… Il faudra donc trouver un autre alibi pour offrir un film à revoir et revoir : la Saint-Valentin, peut-être ? I’m kidding !! :-)

De quoi soufflez une bougie sous la tente, avant le vrai trip dans les Rocheuses ?
Ce sera de toute façon un très bel anniversaire, environ un an après la sortie du film dans les salles françaises et la création de ce blog dédié (http://brokebackers.blogspot.com/2006/01/brokeback-mountain-la-nouvelle-dannie.html).

Le temps passe mais le cœur est fidèle…
© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Monday, September 18, 2006

Brokeback Mountain : le DVD et ses bonus


photo © Copyright BSLB 2006
Visionner Brokeback Mountain en DVD chez soi, dans l’intimité, débarrassé des éventuelles perturbations périphériques ( voir l’article http://brokebackers.blogspot.com/2006/02/brokeback-mountain-dans-la-salle.html ), seul, en couple ou entre amis, constitue un grand moment, que ce soit la première découverte du film ou que ce soit une nouvelle fois. Indiscutablement, à la lumière des seuls témoignages transmis, ce film marquant a été vu et revu avec une grande attention par toux ceux qu’il a touchés au cœur.
La disponibilité est plus grande, la sensation plus forte, l’émotion encore augmentée, malgré la réduction du cadre de l’écran (sauf les chanceux qui disposent d’installations « home cinéma »…) qui convient moins à la grandeur et la beauté des paysages du supposé Wyoming (en réalité l’Alberta).
Lors de la sortie du DVD, Annie Proulx dut tressauter, encore que l’on espère qu’en sa retraite lointaine cette information ne lui soit pas parvenue…, tandis qu’un pigiste inculte qualifiait de « pornographique » (sic) sa superbe nouvelle dans une pseudo critique parue dans un mensuel spécialisé français… Fascinant, le degré d’inculture, dans un milieu qui se voudrait culturel et qui n’est jamais que marchand… Les lecteurs de la revue n’ont pas manqué de se manifester face à tant de bêtise…
Pour les férus de DVD, l’édition zone 3 en provenance de Hong Kong reste la meilleure, non pas dans la différence de contenu, mais par l’exceptionnelle qualité du pressage et de la bande son (DTS ES et DD 5.1 EX). Par contre, pas de sous-titres français ; mais la langue originale ne suffit-elle pas ? notamment dans le texte très respecté d’Annie Proulx ?
A l’évidence, il est beaucoup attendu des bonus : quelle part secrète du montage de ce film, de la vie des acteurs, sera-t-elle dévoilée ? Peu de choses en fait. Et c’est sans doute mieux ainsi. L’essentiel n’est bien évidemment pas là.
Les bonus, parfois répétitifs, car puisés dans plusieurs interviews ou reportages et coupés / recollés dans différentes séquences des bonus ( Sharing the story / Directing from the heart : Ang Lee / On being a cowboy / From script to screen / et dans le DVD zone 3 une séquence de présentation à la Broadway Cinematheque à Hong Kong le 21 janvier 2006 avec Ang Lee, sans sous-titres…) , ont le mérite de résumer l’histoire de cette production : Annie Proulx fit paraître sa nouvelle en 1997 ; les scénaristes Larry McMurtry et Diana Ossana se passionnèrent très vite pour cette nouvelle et proposèrent leur adaptation aux studios hollywoodiens, très frileux (ils auraient dû consulter une voyante !!) ; des années s’écoulèrent avant qu’une branche d’Universal, Focus Features, s’y intéresse enfin et que le contact fut pris avec Ang Lee.
Les interviews font apparaître : Ang Lee, Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway (qui témoigne d’une belle analyse du tempérament d’Ennis), Michelle Williams, Linda Cardellini, et extrêmement brièvement Gustavo Santaolalla. Les scènes d’entraînement, la formation d’Heath Ledger et Jake Gyllenhaal à leurs rôles de cowboy (physiquement déjà murs pour ce rôle, en fait) sont distractives et amusantes mais confirment surtout leur aptitude innée à l’incarnation de ces deux personnages clés, Ennis et Jack. Il n’est constaté, d’ailleurs, aucune compétition entre ces deux acteurs, mais une réelle implication jusque dans la complicité, afin de servir au mieux la nouvelle d’Annie Proulx. De l’avantage de la jeunesse dans le métier, tandis que leurs aînés font le plus souvent leurs stars. Les acteurs ont visité le Montana pour s’imprégner des paysages, des lieux, des habitudes sociales, à la quête de cette culture non verbale qui est celle des cowboys, solitaires avec leur cheval pour compagnon. La préparation semble avoir été minutieuse.
A titre d’exemple, Heath Ledger n’a aucune hésitation à faire part de sa fierté à avoir participé à Brokeback Mountain et il espère que les sentiments transmis suscitent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Michelle Williams fait une analyse très juste des réactions émotionnelles des premiers publics du film.
Ang Lee aborde avec une infinie délicatesse, palpable dans son regard et sa personnalité, son implication dans la réalisation. Le soin qu’il a porté aux extérieurs a beaucoup demandé aux équipes techniques et s’est parfois traduit par de longues attentes : ces attentes, ainsi révélées pour nous spectateurs, ont à l’évidence contribué au climat du film, à l’intériorisation des personnages par les acteurs. Quand le rythme et le temps invitent à l’écoute et à une vérité intérieure…De l’avis même de Jake Gyllenhaal, Ang Lee s’est montré mystérieux, faisant peu appel aux échanges parlés, ayant recours à des propos métaphoriques (comme du lait et de l’eau…) mais préférant une communication d’un autre niveau. Ang Lee fut bien le maître d’œuvre, le magicien, transformant subtilement le texte de Brokeback Mountain en images.
On aurait aimé en sus : une interview d’Annie Proulx, mais sa discrétion l’honore ; la remise du Lion d’Or à Venise, l’un des premiers tremplins de l’histoire publique du film avec le Festival de Toronto ; un journal de bord à la façon de celui réalisé pour le making-of du splendide Don’t come knocking. Mais la part de mystère a des saveurs inégalées.
© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Tuesday, March 21, 2006

Brokeback Mountain : Ang Lee signs a masterpiece

 photo © Copyright 2006 BSLB

It has been a long time since a film on such a particular but—oh so universal—theme has struck a chord that resonates so deeply with contemporary society. Although the short story by Annie Proulx takes place between 1960 and 1980, the events and characters it depicts are relevant to us today—because they are timeless and universal. We can only hope that this splendid film earns the worldwide success it so richly deserves.
The beauty of Wyoming landscapes, set against the bleak charm of small-town rural America in the 60s, forms the dreamy backdrop of this timeless story of thwarted love (in fact the film was made in Alberta Canada). Fans of Wim Wenders will appreciate.
America, as it exists in our dreams and phantasms! Lovers of America are well-served by this film, but that does not mean the United States is spared: the director’s approach is factual, direct and real. No complacencies, no irrelevancies, straight to the point. The positive along with the negative, like life itself.
The camera disappears to allow your senses to be absorbed by the experience: everything seems so near, so very near. Yet the camera keeps its distance so that you can breathe and keep your distance, for what you are about to see and experience from close up is strong and dense and powerful.
Even though twenty years go by in the film, the dramatic progression is handled with deft mastery by the director. Ang Lee makes us participate with all our heart in the story of these two cowboys in love, guiding us patiently, gradually, without insisting. Such self-restraint is not something you acquire by an act of will; it is something you know from within, by intuition.
The rough strains of a traditional guitar accompany the story. A sincere, heart-rending melody goes straight to the soul and chokes you up at the right moments, ensuring that you feel at one with the characters and their pain.
All the actors give flawless performances, striking in their humanity and complexity. Of course no role is ever easy because all roles are composite, fragile, and complex. The fragile, taciturn character of Ennis del Mar, played by Heath Ledger, has rightfully won accolades, but Jake Gyllenhaal in the role of Jack Twist—subtle, delicate and prudent—is no less noteworthy. Without them the film could never have succeeded in overcoming the potential pitfalls and mistakes that lay in its path.
Both men serve the God of love admirably. And they serve him in a spirit of universal love even though theirs is a very particular love, that of one man for another, Bravo! My hat goes off to these cowboys with their hats stuck gallantly on their heads!
Handsome, charming, simple in their jeans and boots. Secret, subtle, strong and tender as they pass through all the disorders of the heart---for the better if only society would let them. Tragic in their emotions and their fears, in their sorrow and their despair. We feel with them-- in all the unbearable, unending and petrifying reality of their pain.
We despair of finding a balm that would soothe them. But the heart understands more quickly than the mind. What is said in this film is terribly true, terribly accurate and terribly contemporary: the hateful rejection of difference, the power of death that haunts you always, the life that is forbidden you, until you want to die.
Few are those who will emerge unscathed from watching this profound film. Those who do have their work cut out for them—no doubt for several lives. The rest of us will feel more human, less alone and more loving of one another.

January 2006
Bruno-Stéphane © Copyright 2006
Thanks to/Merci à Michael, a friend of the franco-american friendship/un ami de l’amitié franco-américaine

Wednesday, March 15, 2006

La musique de Brokeback Mountain

 photo © Copyright 2006 BSLB
A lire dans l’International Herald Tribune (en collaboration avec le New York Times) daté 14 mars 2006, un article fort intéressant de Will Hermes à propos de Willie Nelson et Cindy Walker, auteur de chansons « country ». Référence : www.iht.com/culture (clips audio de chansons à écouter).

Sunday, March 12, 2006

Brokeback Mountain : la musique de Gustavo Santaolalla, comme une fêlure

Brokebackers

photo © Copyright BSLB



Est-il bien nécessaire d’insister sur le fait que le succès d’un film est dû pour une grande partie à la qualité de sa bande originale ? La musique, qui parfois n’a que des vertus de soulignement ou d’accompagnement, et qui quand elle est excellente fait bien plus qu’accompagner pour exister à part entière, est un vecteur essentiel de communication et de communion avec le public. Sa capacité à communiquer directement à l’âme humaine est source d’adhésion et de fusion.
Dans le cas de Brokeback Mountain, le caractère sentimental et dramatique de l’histoire ainsi contée, méritait une attention musicale toute particulière : se placer dans le contexte local et historique (musiques traditionnelles ou régionales, au besoin « revisitées », ou interprétations « acoustiques ») est un merveilleux choix car il enveloppe les personnages et le contexte dans lequel ils évoluent. Le thème musical du film a ce pouvoir, mais comme un écho, et va beaucoup plus loin : il devient langage, il vient apporter une couleur et une parole là où aucune parole ne peut être prononcée, là où un certain silence est de mise, là où dans un silence global seule cette musique peut être supportée, tolérée, seule cette musique peut prendre possession de l’espace et de la pensée.
La musique trouve là sa mission pure et sacrée : dire, soupirer les sensations justes, atteindre en notre intimité le lieu secret et privilégié où la vérité du sentiment peut naître et s’épanouir, c'est-à-dire émouvoir.
En musique, l’émotion est souvent écrasée, opprimée, laissée pour compte, aussi bien dans la musique dite sérieuse, que dans les musiques du monde et les variétés. Il faut insister sur le fait que Gustavo Santaolalla y parvient à l’aide de … quelques notes seulement, si l’on étudie bien son thème musical. Quelques notes pour autant d’impact émotionnel. Car il ne s’agit nullement d’une partition complexe. Ce compositeur a puisé dans son patrimoine musical pour y trouver les quelques notes justes, insignifiantes et suffisantes, quelques accords, sur une guitare. Cette musique est aussi nue que le sont les deux êtres qui sont envahis par cet élan d’amour irrépressible. Dans sa nudité, elle synthétise à elle seule le tout. La beauté n’a donc besoin que de peu de choses…
Mais d’où naît cette émotion, quasi soudaine, à son écoute ? D’où vient cet épanchement ?
D’un subtil déséquilibre, de l’approche d’un vide, du danger de ce vide, d’une suspension, d’un délicat envol, d’un jeu avec le temps. De la contrariété dans un accord, dans une succession de notes, d’une dissonance, d’une fêlure. De cet espace ainsi créé, de cette suspension de notre âme dans ce vide momentané, jaillit l’émotion pure.
Il ne s’agit pas d’une recette, il s’agit d’une création qui nécessite le complet accord de soi avec cette intention : Gustavo Santaolalla y parvient admirablement, dans sa sobriété, sa clairvoyance, sa sensibilité. Bravo. Et merci de ce cadeau.
Vite, réécoutons le CD !


© Copyright 2006 Bruno-Stéphane


Et pour les "nostalgiques", deux liens encore actifs, grâce à You Tube :http://www.youtube.com/watch?v=sYUq6wNBT6s
Clip de la chanson du film interprétée par Willie Nelson
« Cowboys are Frequently Secretly (Fond of Each other) »http://www.youtube.com/watch?v=htPtgR76l3o
Clip de la chanson de John Waite, « Missing You ».