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Friday, November 02, 2012

Wednesday, July 25, 2007

Brokeback Mountain : c’est l’été ! clips vidéo et musiques… propices à l’amour…

Kissing you (extraite du film Romeo + Juliet de Baz Luhrmann – 1997 - avec Leonardo DiCaprio et Claire Danes) interprétée par Desiree, sous forme de montage / clip vidéo avec une image 16/9 ramenée au 4/3 …
mais quand l’été est là, n’a-t-on pas envie de se faire du bien, même avec du vibrato ?
http://www.youtube.com/watch?v=N6VcVQ1Xjm0&eurl=http%3A%2F%2Fmissr0ck%2Dnmus3%2Ecowblog%2Efr%2Fbrokeback%2Dmountain%2D2011705%2Ehtml

et la mode étant aux clips, l’accompagnement musical au synthé est assez sucré, mais en sirotant un citron pressé sous un rayon de soleil :
http://www.dailymotion.com/video/xgo4s_brokeback-mountain-this-love

les puristes pourront toujours visionner sans le son ! :-) vive l’amour…

Tuesday, July 24, 2007

Monday, July 23, 2007

Brokeback Mountain : dur à porter !


Jake Gyllenhaal fait son show avec l’excellence qu’on lui connaît en chantant Dreamgirls à l’occasion d’un passage télévisé et flirte avec le passé qui l’a marqué dans Brokeback Mountain : un passé dur à porter apparemment. Humour …

Pour les anglophones, le lien : http://matsuda0870.multiply.com/video/item/28

Friday, February 09, 2007

Brokeback Mountain : sur Canal + le 14 février 2007

 photo © Copyright 2006 BSLB
Vive la Saint-Valentin ! Seul Canal peut faire pareil clin d’œil…
Après le succès en salles, en estimant que quelques amateurs aient raté ce chef d’œuvre, y compris après sa sortie en DVD, voici un évènement à ne pas manquer.
Par contre, l’annonce de cette diffusion nous vaut une nouvelle avalanche de banalités dans la presse : le « western gay » ( voir l’article du 27 janvier 2006 « Le secret de Brokeback Mountain, un « western gay » – qui a inventé ça ? » : http://brokebackers.blogspot.com/2006/01/le-secret-de-brokeback-mountain-un.html ), le « mélo montagneux », l’ « idylle homosexuelle » (et encore, l’adjectif est prononcé, ouf !), les héros « fleurs bleues », le « sourire de petit garçon » de Jake Gyllenhaal devenu « icône gay » ( le critique n’a pas dû visionner le superbe et inquiétant film « Jarhead » dans lequel Jake Gyllenhaal a un rôle poignant, il aurait eu en effet une meilleure connaissance de « l’épaisseur » et de l’étendue des capacités de l’acteur qui est vraiment très éloigné du petit garçon…).
On peut vraiment s’interroger sur ce qu’il serait advenu des commentaires sur ce film , et concomitamment sur la nouvelle d’Annie Proulx, si il n’avait pas bénéficié de la caution des grandes récompenses cinématographiques internationales dont Toronto et Venise, et en tout premier lieu de la caution d’un vaste public, bouleversé et grandissant au fur et à mesure de sa diffusion.
Il y a décidément un considérable fossé, des abysses, entre une presse du type « people » superficielle et inconséquente, et les valeurs véhiculées par de telles créations qui laissent des traces durables dans la société et ont la capacité de la mettre en mouvement. Mais si la presse « people » est urticante, par bonheur, elle ne laisse aucune trace.
© Copyright 2006-2007 Bruno-Stéphane

Monday, September 18, 2006

Brokeback Mountain : le DVD et ses bonus


photo © Copyright BSLB 2006
Visionner Brokeback Mountain en DVD chez soi, dans l’intimité, débarrassé des éventuelles perturbations périphériques ( voir l’article http://brokebackers.blogspot.com/2006/02/brokeback-mountain-dans-la-salle.html ), seul, en couple ou entre amis, constitue un grand moment, que ce soit la première découverte du film ou que ce soit une nouvelle fois. Indiscutablement, à la lumière des seuls témoignages transmis, ce film marquant a été vu et revu avec une grande attention par toux ceux qu’il a touchés au cœur.
La disponibilité est plus grande, la sensation plus forte, l’émotion encore augmentée, malgré la réduction du cadre de l’écran (sauf les chanceux qui disposent d’installations « home cinéma »…) qui convient moins à la grandeur et la beauté des paysages du supposé Wyoming (en réalité l’Alberta).
Lors de la sortie du DVD, Annie Proulx dut tressauter, encore que l’on espère qu’en sa retraite lointaine cette information ne lui soit pas parvenue…, tandis qu’un pigiste inculte qualifiait de « pornographique » (sic) sa superbe nouvelle dans une pseudo critique parue dans un mensuel spécialisé français… Fascinant, le degré d’inculture, dans un milieu qui se voudrait culturel et qui n’est jamais que marchand… Les lecteurs de la revue n’ont pas manqué de se manifester face à tant de bêtise…
Pour les férus de DVD, l’édition zone 3 en provenance de Hong Kong reste la meilleure, non pas dans la différence de contenu, mais par l’exceptionnelle qualité du pressage et de la bande son (DTS ES et DD 5.1 EX). Par contre, pas de sous-titres français ; mais la langue originale ne suffit-elle pas ? notamment dans le texte très respecté d’Annie Proulx ?
A l’évidence, il est beaucoup attendu des bonus : quelle part secrète du montage de ce film, de la vie des acteurs, sera-t-elle dévoilée ? Peu de choses en fait. Et c’est sans doute mieux ainsi. L’essentiel n’est bien évidemment pas là.
Les bonus, parfois répétitifs, car puisés dans plusieurs interviews ou reportages et coupés / recollés dans différentes séquences des bonus ( Sharing the story / Directing from the heart : Ang Lee / On being a cowboy / From script to screen / et dans le DVD zone 3 une séquence de présentation à la Broadway Cinematheque à Hong Kong le 21 janvier 2006 avec Ang Lee, sans sous-titres…) , ont le mérite de résumer l’histoire de cette production : Annie Proulx fit paraître sa nouvelle en 1997 ; les scénaristes Larry McMurtry et Diana Ossana se passionnèrent très vite pour cette nouvelle et proposèrent leur adaptation aux studios hollywoodiens, très frileux (ils auraient dû consulter une voyante !!) ; des années s’écoulèrent avant qu’une branche d’Universal, Focus Features, s’y intéresse enfin et que le contact fut pris avec Ang Lee.
Les interviews font apparaître : Ang Lee, Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway (qui témoigne d’une belle analyse du tempérament d’Ennis), Michelle Williams, Linda Cardellini, et extrêmement brièvement Gustavo Santaolalla. Les scènes d’entraînement, la formation d’Heath Ledger et Jake Gyllenhaal à leurs rôles de cowboy (physiquement déjà murs pour ce rôle, en fait) sont distractives et amusantes mais confirment surtout leur aptitude innée à l’incarnation de ces deux personnages clés, Ennis et Jack. Il n’est constaté, d’ailleurs, aucune compétition entre ces deux acteurs, mais une réelle implication jusque dans la complicité, afin de servir au mieux la nouvelle d’Annie Proulx. De l’avantage de la jeunesse dans le métier, tandis que leurs aînés font le plus souvent leurs stars. Les acteurs ont visité le Montana pour s’imprégner des paysages, des lieux, des habitudes sociales, à la quête de cette culture non verbale qui est celle des cowboys, solitaires avec leur cheval pour compagnon. La préparation semble avoir été minutieuse.
A titre d’exemple, Heath Ledger n’a aucune hésitation à faire part de sa fierté à avoir participé à Brokeback Mountain et il espère que les sentiments transmis suscitent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Michelle Williams fait une analyse très juste des réactions émotionnelles des premiers publics du film.
Ang Lee aborde avec une infinie délicatesse, palpable dans son regard et sa personnalité, son implication dans la réalisation. Le soin qu’il a porté aux extérieurs a beaucoup demandé aux équipes techniques et s’est parfois traduit par de longues attentes : ces attentes, ainsi révélées pour nous spectateurs, ont à l’évidence contribué au climat du film, à l’intériorisation des personnages par les acteurs. Quand le rythme et le temps invitent à l’écoute et à une vérité intérieure…De l’avis même de Jake Gyllenhaal, Ang Lee s’est montré mystérieux, faisant peu appel aux échanges parlés, ayant recours à des propos métaphoriques (comme du lait et de l’eau…) mais préférant une communication d’un autre niveau. Ang Lee fut bien le maître d’œuvre, le magicien, transformant subtilement le texte de Brokeback Mountain en images.
On aurait aimé en sus : une interview d’Annie Proulx, mais sa discrétion l’honore ; la remise du Lion d’Or à Venise, l’un des premiers tremplins de l’histoire publique du film avec le Festival de Toronto ; un journal de bord à la façon de celui réalisé pour le making-of du splendide Don’t come knocking. Mais la part de mystère a des saveurs inégalées.
© Copyright 2006 Bruno-Stéphane

Saturday, April 08, 2006

Brokeback Mountain : le DVD arrive / coming soon …

photo © Copyright 2006 BSLB

Tandis que le film diffusé sur les écrans de la plupart des pays au monde a provoqué un tsunami psychologique et émotionnel, les basses affaires retrouvent droit de cité : les grandes marques commerciales s’emparent de l’effet « Brokeback Mountain » pour doper leurs ventes jusqu’à appauvrir la substance initiale de l’émotion, Randy Quaid intente une action contre Focus Features au motif de ne pas avoir été assez rémunéré compte tenu des recettes actuelles du film (plus de 82 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, pour l’instant, et plus de 135 millions de dollars dans le monde) alors qu’il est plausible que la production n’ait pu imaginer le succès potentiel au niveau aujourd’hui atteint,…
Certains diront que c’est l’environnement classique de l’industrie cinématographique, puisqu’elle a pour mission principale de générer des recettes, très importantes si possible, et pas nécessairement de valoriser une démarche artistique inspirée ou non de la littérature. Eternelle confrontation de l’art et du business.

Pour ceux qui aspirent à plus de hauteur et préfèrent rester dans l’écho du film, le DVD est bienvenu : déjà publié en zone 1, attendu pour juin 2006 en zone 2 (Europe) mais déjà disponible en Grande-Bretagne dès le 24 avril ( partez pour Londres ! ou commandez par Internet ! ), il comporte des interviews d’Ang Lee et des acteurs.
Les circonstances du tournage sont connues de longue date, puisque des interviews de 2005 les avaient déjà évoquées, et notamment le minimum de communication entre le Directeur et ses acteurs. On le comprendra encore mieux maintenant, il était indispensable de conserver la spontanéité, la matière brute et l’incandescence d’un jeune acteur comme Heath Ledger pour que son intégration du personnage, son quasi mutisme face aux évènements et sa violence intérieure puisse traverser l’écran et entrer en résonance avec le spectateur.
Il s’agit d’un élément clé de la force percussive du film et il est regrettable que Heath Ledger n’ait pas été plus encensé ou récompensé pour son interprétation. Son incandescence n’aura pas été ignorée de beaucoup, puisque Michelle Williams y a succombée très vite, pour le meilleur du couple que ces deux jeunes héros, déjà parents, forment désormais.
Victoire de l’amour. :-) :-)

© Copyright 2006 Bruno-Stéphane